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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:00

J’ai récemment fait l’acquisition d’un livre de recettes dans ma librairie préférée (Livre sterling, avenue Franklin-Roosevelt à Paris, je la cite car il est rare de trouver encore des libraires engagés et des soldes de livres aussi intéressants !).

En fait, ce jour-là, mon homme et moi en avons même acheté deux. Culpabilisants quelque peu de ces dépenses modiques mais qui viennent encore encombrer notre étagère à livres de cuisine déjà bien remplie, nous nous sommes fait une promesse : réaliser chaque semaine au moins une recette tirée de l’un des nombreux ouvrages que nous collectionnons. Sinon, interdiction d’en acquérir de nouveaux à tout jamais !

 

C’était il y a quelques mois maintenant et à ce jour, nous avons réussi à nous y tenir. Nous avons délaissé les sites Internet et le livre dont je veux parler aujourd’hui nous a bien aidés (sans parler des livres qui nous ont été offerts alors que nous n'avions rien demandé !).

 

livre-Ramsay.jpg

 

Cette « cuisine cool » est parfaitement adaptée à la vie de tous les jours et à nos goûts personnels : les recettes sont souvent internationales mais il y en a aussi de nombreuses traditionnelles anglaises (et donc très geek-ophiles puisque le bacon et le cheddar sont très présents), adaptées pour des soirs-après-le-boulot et des repas familiaux du dimanche, avec des ingrédients exotiques ou des légumes anciens. Et incroyable mais vrai, c’est un chef anglais, roi de la TV, qui en est l’auteur. J’ignorais qui était Gordon Ramsay avant cet achat (pas très télé moi…) mais il m’est devenu fort sympathique malgré un ego visiblement un peu surdimensionné …

 

Bref, bref, nous avons déjà testé plusieurs recettes avec un plaisir immense à chaque fois. Nous avons commencé par les plus simples et toujours été épatés par la saveur incroyable de plats réalisés en peu de temps et sans difficulté.

 

Le week-end dernier, j’ai ainsi préparé un plat doublement de saison : un velouté d’asperges. Doublement, car c’est la saison des asperges et c’est un temps idéal pour une bonne soupe, ma p’tite dame !

 

J’en ai très précisément fait deux versions, une légère « intégrale » et une crémeuse plus raffinée : Après avoir passé la préparation au chinois, je l’ai divisée en deux. Dans mon bol, j’ai ajouté ce qui était resté dans le chinois (pourquoi gâcher ces bons légumes, j’ai horreur de jeter de la nourriture !) tandis que pour mon homme, j’ai ajouté un peu de crème de soja.

 

Pour deux ou trois personnes :

 

- 1 botte d’asperges vertes (en magasin bio, elles étaient non seulement plus saines, mais près de deux fois moins cher qu’en supermarché, j’étais très agréablement surprise !)

- 1 oignon

- 1 branche de céleri

- du thym

- 50 cl de bouillon de légumes ou de poule

- de la crème

- de l’huile

- du beurre

- du jus de citron

- sel et poivre

 

Émincer l’oignon ainsi que le céleri. Couper les pointes de six asperges et les réserver.

Hacher grossièrement tout le reste des asperges.

Faire revenir l’oignon et le céleri dans une casserole assez profonde avec une cuillérée à café d’huile et une noisette de beurre. Quand ces légumes sont bien dorés, ajouter les asperges. Saler et poivrer.

 

asperges-hachees.jpg

 

Faire revenir quelques minutes puis ajouter 30 cl de bouillon et le thym. Couvrir et faire mijoter jusqu’à ce que l’ensemble soit suffisamment cuit pour passer au mixer sans nuire à votre robot.

Mixer puis passer dans un chinois (acheté spécialement pour l’occasion, il nous facilitera la vie pour tellement de préparations, je me demande comment nous avons fait sans pendant si longtemps !).

Verser les 20 cl restants de bouillon chaud dans la préparation filtrée. Ajouter quelques cuillérées de crème (facultatif).

 

Faire revenir les pointes d’asperge réservées dans un filet d’huile d’olive.

Servir le velouté et décorer avec les pointes d’asperge. Ajouter quelques gouttes de citron, cela fera ressortir le goût de l’asperge !

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:30

 

Quand on vit en région parisienne, un accessoire est clairement indispensable, surtout à cette saison : j'ai nommé le parapluie. Car contrairement aux idées reçues, les Parisiens et Franciliens marchent beaucoup plus au quotidien que leurs congénères des campagnes. On se déplace beaucoup en transports en commun, ce qui suppose de la marche à pied pour les trajets domicile-station de métro/gare de RER puis station-bureau ou pour l'attente à des arrêts de bus. Et le soleil ne brille pas toute l'année dans cette région, c'est le moins qu'on puisse dire...


Malheureusement, dans la catégorie "c'était mieux avant ma p'tite dame", le parapluie caracole en tête parmi les objets jetables qu'il faut remplacer régulièrement et qui ne sont pas recyclables sauf exception, j'y reviendrai. 

 

Cette année, j'en ai eu assez, et j'ai décidé de ne pas faire d'achat en urgence quitte à essuyer non seulement des averses, mais aussi les regards goguenards des passants qui me voyaient circuler sous ma moitié de parapluie (les baleines d'un côté étaient complètement HS). Il y en a marre de ces parapluies qui cassent au premier coup de vent même lorsqu'on ne prend pas le premier prix et qu'on nous vante les qualités de "retournement" de l'engin !

 

Mes recherches sur Internet m'ont fait déchanter : aucun parapluie recyclable ne semble commercialisé, en tous cas pas pour les particuliers. Tout ce que j'ai trouvé, c'est un site qui propose aux entreprises des parapluies personnalisables en matériau recyclé comme cadeaux pour leurs clients ou employés.

 

L'article le plus complet que j'ai trouvé sur le sujet en tirait donc deux conclusions :

Première option, pour ceux qui le peuvent : faire réparer son parapluie permet de limiter son impact écologique. Pour cela, deux adresses seulement sont fournies par l'article, l'une à Paris, l'autre à Essegney (ne me demandez pas où c'est) mais c'est déjà pas mal car j'ignorais totalement (et je n'étais sans doute pas la seule) que ce genre de réparation était encore possible de nos jours.

Deuxième option : acheter un parapluie de qualité qui résistera plusieurs années, et de préférence fabriqué en France.

 

J'ai choisi d'investir dans un beau et grand parapluie cloche. Quel bonheur de choisir ce bel objet plutôt que de passer en coup de vent chez Unitarif acheter le même modèle que l'immense majorité des marcheurs des villes : le petit parapluie noir rétractable. J'avais bien tenté la fantaisie des motifs ces dernières années mais quand on doit remplacer son parapluie cassé tous les ans, on finit par ne plus vouloir payer les quelques euros supplémentaires que coûte une couleur plus gaie ou un motif. Et donc, en plus de la pluie, noir, c'était noir.

 

parapluie-cloche.png

 

Les dépositaires des marques françaises de parapluie n'étant hélas pas légion d'après les sites des fabricants eux-mêmes, j'ai décidé de tenter ma chance malgré tout dans une maroquinerie chic de ma non-moins chic petite ville. Et là, j'ai appris que certains de ces fabricants réalisent des collections pour les maroquiniers de luxe. Donc, on peut trouver des parapluies de Saint-Claude sous les marques Longchamp, Balmain ou Ladurée (qui met des macarons jusque sur ses pépins !) par exemple.

C'est beaucoup plus répandu que les collections propres aux fabricants, difficiles à trouver d'après mon expérience.

 

J'ai préféré un parapluie grand format pour trois raisons : il protège mieux de la pluie, est moins fragile qu'un modèle avec système rétractable et il y a moins de risque de l'oublier quelque part (il est un poil encombrant donc on "sent" tout de suite qu'on ne l'a plus avec soi).

En fait, il y avait une 4e raison : quand j'ai vu ce modèle, j'ai su qu'il me le fallait, il est trop beau !

Certes, ce parapluie a un coût (89 euros) mais je suis convaincue que je ferai des économies à long terme sans parler des déchets en moins.

 

Mais me direz-vous, pourquoi ne pas être allée au bout de ma démarche et ne pas avoir fait réparer mon pauvre petit parapluie endommagé ? Figurez-vous que je compte bien le faire. Ce sera toujours pratique d'avoir en plus de mon grand parapluie un modèle qui tient dans un sac. Mais vu la qualité initiale de ce modèle, je ne suis pas sûre qu'il soit réparable ou que sa réparation soit très durable. Je testerai pour vous, chers lecteurs, l'atelier de réparation parisien dès que possible et vous tiendrai au courant. En attendant, sous ma cloche transparente et stylée je suis à l'abri de la pluie, des bourrasques de vent et les regards vers mon pépin sont désormais envieux !

 

On peut cependant faire encore mieux et je lance un appel aux artisans et/ou industriels : il est possible de fabriquer de beaux parapluies en matériau recyclé ! Je le sais car j'en ai possédé un que j'ai lamentablement perdu dans un train. Il avait été fabriqué par des élèves d'un lycée professionnel de Saint-Denis pour un projet scolaire. Les derniers modèles, réalisés à partir de bouchons de bouteille en plastique si je me souviens bien, avec un joli manche en bois, avaient été vendus lors d'une réunion publique consacrée à l'Agenda 21 pour la communauté d'agglomération Plaine commune il y a trois ou quatre ans à l'Académie Fratellini. Si des lycéens ont pu le concevoir, on peut supposer que des professionnels pourraient le faire eux aussi. La question cruciale est celle de l'obsolescence programmée : veut-on produire des objets de qualité, durables ou au contraire fragiles, jetables pour pousser à consommer encore et toujours? 

 

Je crains de connaître la réponse des fabricants... Cela n'empêche pas qu'on peut faire un choix de consomma'cteur et si on en a les moyens, décider de faire un petit effort : financier d'une part et surtout en prenant du temps car c'est un peu plus compliqué que d'acheter au supermarché du coin ou dans la station de métro où on passe deux fois par jour.

 

Moi, j'ai fait mon choix pour le parapluie !


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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 15:07

Voilà encore, selon moi, une des perles des paniers de l'automne : le chou rouge. Ce légume est pourtant rarement apprécié, si ce n'est pour la couleur qu'il met dans une salade composée. C'est fort dommage car il se prête à de nombreuses préparations, cuites ou crues, en plus d'être particulièrement économique : découpé en lamelles, le volume du chou est multiplié par 3 ou 4 !

 

Voici quelques suggestions rapides qui pourront peut-être convaincre les sceptiques d'oser l'expérience du chou rouge, et aider les autres à venir à bout d'un chou généreux !

 

chou-rouge-2.jpg

 

Tout d'abord, un classique : la salade de chou rouge et de pommes


Emincer le chou rouge, couper des pommes fruits (granny par exemple) en lamelles ou en dés. Mélanger le tout à des cerneaux de noix. Assaisonner avec une vinaigrette à l'huile de germe de blé et au vinaigre de cidre idéalement. C'est prêt !

 

Puis, une petite recette scandinave tiré de La cuisine scandinave de Trina : le canard rôti au chou rouge et au cidre

Dans un plat à four, mettre du chou rouge émincé, relever avec du gingembre en poudre ou râpé et du laurier. Recouvrir de cidre. Faire cuire à four moyen (180°C) pendant une vingtaine de minutes. Placer sur le chou des cuisses ou des magrets de canard éventuellement marinés eux aussi dans le cidre. Faire cuire encore 15 à 20 minutes.

 

Enfin, un plat idéal par temps froid : la poêlée de chou rouge en sauce rouge

Faire revenir de l'oignon et du chou rouge émincé dans un peu d'huile. Ajouter de la sauce tomate et/ou un verre de vin rouge, du paprika, des herbes de provence. Faire cuire à couvert environ 20 minutes. Servir avec des boulettes de viande ou des saucisses de Morteau ou de Toulouse par exemple, selon votre goût.

 


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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 18:00

L'une des mes adresses préférées à Paris, pour sa cuisine originale et délicate, la gentillesse de l'accueil, l'ambiance reposante et ses petits prix, est le Tsampa, un restaurant tibétain niché dans une petite rue à deux pas de la bruyante place Contrescarpe.

 

La cuisine tibétaine a de nombreux points communs avec la cuisine indienne (curry, lentilles, etc.) et des influences chinoises mais aussi quelques spécificités qu'elle partage plutôt avec le Népal. On peut y déguster notamment une onctueuse soupe à la farine d'orge (la tsampa), des boulettes de fromage de femelle de yack ou encore du pain à la vapeur et surtout des momos, des raviolis très différents de leurs cousins vietnamiens ou chinois, ne serait-ce que parce qu'ils sont préparés à base de pâte de farine et non de riz. Ce site devrait vous mettre l'eau à la bouche : http://www.lhassa.org/gastronomie-tibetaine/gastronomie.php#dresil


Quant à moi, j'ai mon menu favori dont j'ai du mal à varier : soupe d'orties, tsel-momos (raviolis vapeurs aux épinards) et cho (yaourt maison) au miel ou riz au lait tiède aux fruits secs sur lit de cho (ah, le délice du contraste entre la boule de riz au lait chaud et du yaourt crémeux et frais !).

 

Mais le Tsampa n'est pas assez près de chez moi pour que je puisse manger des momos aussi souvent que mon addiction le voudrait ! J'ai donc dû tenter d'en préparer à domicile. Première étape : m'équiper du matériel nécessaire pour la cuisson vapeur. J'ai donc profité d'un passage à Belleville pour acheter à un prix assez dérisoire (5 euros si je me souviens bien) des paniers en bambou très pratiques (ils passent même au lave-vaisselle). Je les utilise désormais pour quasiment tout cuire (légumes, poisson, viande marinée ou nature). On les pose tout simplement sur une casserole d'eau bouillante et la vapeur cuit tout en quelques minutes.

 

panier-vapeur-ferme.png

 

Ensuite, j'ai cherché une recette simple et authentique. Je l'ai trouvée ici : http://www.lesamisdutibet.com/home/recette-des-momos-tibetains-1

 

Ingrédients pour 4/6 personnes :

 

500g de farine blanche

200 ml d'eau

Sel

Un verre d'eau pour les finitions

 

500g d'épinards frais

1 oignon

1 gousse d'ail

2 cuillérées à soupe de gingembre frais ou 1 cuillérée à café de gingembre râpé

Sel/poivre

 

Pour la pâte, verser la farine dans une grande jatte, y rajouter l'eau et une pincée de sel et mélanger le tout. Pétrir environ 5 minutes pour que la pâte devienne bien homogène et pas trop molle. (Plus elle sera pétrie, plus les momos seront légers).

La laisser reposer 20 à 30 minutes au frais. Cette consigne est importante : je ne l'ai pas respectée et j'ai voulu farcir les momos aussitôt. Grave erreur : la pâte était collante et se déchirait.

C'est pourquoi il n'y aura pas de photo des momos réalisés. Bien que délicieux, ils étaient beaucoup trop moches ! J'essaierai de faire mieux la prochaine fois et de vous montrer alors à quoi ça ressemble. 

 

Pour la farce, hacher grossièrement les épinards, l'oignon, la gousse d'ail et le gingembre.

Faire revenir jusqu'à ce que les épinards soient "al dente" et les épicer.

 

Si vous choisissez de les farcir avec de la viande, utilisez de la viande de boeuf haché, des herbes de provence et un peu de coulis de tomates, mais pas trop car sinon, cela va humidifier votre pâte et la rendre trop collante. J'ai préféré précuire la viande en la faisant revenir à la poêle, ça permet de gagner du temps de cuisson ensuite.

 

Pour façonner les momos, je vous conseille de regarder directement ici car, vous l'aurez compris, cette partie-là de la recette n'est pas mon fort !

 

Placer les raviolis dans les paniers vapeur (vous pouvez huiler légèrement le fond ou y placer une feuille de salade pour éviter que ça ne colle). Faire cuire 10 à 15 minutes environ. Servir avec une salade et une sauce aigre-douce, et bien sûr du piment pour ceux qui le souhaitent (type harissa). Evitez la sauce soja qui "tuera" le goût subtil des momos au lieu de les rehausser.           

 

 

       

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:24

C'était la première année de production pour une Amap pour nos producteurs normands et nous avons donc eu beaucoup de patates dans le panier. Nos fermiers nous ont promis de veiller à diversifier pour l'an prochain et ont déjà lancé de nombreuses productions plus variées.

 

En attendant, j'arrivais sérieusement à court d'idées pour finir les dernières livraisons quand un repas de fête familial m'a donné une idée. J'ai alors décidé de tenter une recette que j'imaginais jusqu'à récemment réservée aux grands chefs et à l'industrie du surgelé tant il est rare d'en trouver des faites maison (personnellement, je n'en avais jamais mangées autrement que congelées) : je veux parler des pommes dauphine !

 

poulet-pommes-dauphine-2.gif


Après tout, il y a quelques mois seulement, j'avais vaincu mon Everest culinaire personnel : la confection de croissants. Il n'y avait donc aucune raison que je ne réussisse pas à préparer des pommes dauphine ! J'ai simplement cherché une recette sur Internet en privilégiant les propositions avec cuisson au four plutôt que dans un bain d'huile. D'une part, n'ayant pas de friteuse, la cuisson à l'huile est ultra-pénible et d'autre part pour que cela soit plus fin et plus léger au goût.


Le succès était cette fois encore au rendez-vous même si au final, je dois avouer ce n'est pas moi qui ai cuisiné mais mon amoureux et son fils de 6 ans à peine. Ils ont préparé une belle purée muscadée à partir de nos succulentes pommes de terre et une pâte à choux parfaite avec nos bons oeufs bio, puis ont habilement mélangé le tout.

 

preparation-pommes-dauphine.jpg


Ils ont suivi à la lettre la recette qui est fournie ici : http://www.750g.com/fiche_de_cuisine.2.123.22147.htm

mais ont prolongé le temps de cuisson de quelques minutes car notre four ne chauffe pas très bien en-dessous de 200° C.


Ces pommes dauphine ont accompagné un poulet (bio toujours, venu d'une merveilleuse ferme de l'Oise) qui avait mijoté deux heures au four dans une cocotte en fonte avec un bouillon de légumes peu salé, du thym, du laurier. J'y avais ajouté quelques oignons et navets nouveaux, ainsi que de l'ail frais (encore une découverte grâce à l'Amap, je suis devenue accro). Simple comme bonjour, mais fabuleux ! Le poulet était fondant comme un gigot de 7 heures, parfumé et moëlleux. Je crois qu'après ça, j'aurais du mal à préparer le poulet autrement, c'est tellement moins sec qu'un poulet rôti !


Certes, la forme de nos pommes dauphine rappelait plus celle des pommes duchesse mais peu importe. Le goût de la pâte à choux allié au moëlleux de la purée était parfait.


Nous avons consommé les pommes dauphine restantes le soir même avec des amis pour un apéro dînatoire. Nous les avons simplement passé trois ou quatre minutes au four traditionnel à 180°C environ pour les réchauffer et leur redonner un peu de tonus. C'était toujours aussi bon !


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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:32

Élégant, croustillant et fondant,

Il réjouit les petits comme les grands,

C'est lui le roi, c'est le croissant !

 

Les légumes ne sont pas ma seule passion et comme vous pouvez le constater, les viennoiseries peuvent me rendre lyrique ! J'aime avant tout cuisiner et comme beaucoup, j'ai commencé par la pâtisserie. Mais je n'aurais jamais cru possible de faire des croissants sans être boulanger de métier. Et pourtant ! Grâce au Père Noël et profitant d'une visite dans mon village natal, près de la Vendée, j'ai appris en une après-midi à faire non pas des brioches (ce sera pour plus tard), mais des croissants et des pains au chocolat.

 

croissant fendu

Plutôt réussi le feuilletage, non ?

 
Une fois à l'adresse indiquée, aux Lucs-sur-Boulogne (par ailleurs haut-lieu de mémoire des Guerres de Vendée et dont les habitants s'appellent les "Beucquots-Lucquois(es)", fin de la parenthèse culturelle), il a fallu suivre les panonceaux de l'atelier-pain qui conduisaient à l'arrière de la maison où Cécile a aménagé son sous-sol en cuisine ultra-moderne et rutilante pour ses stages. Elle accueille trois personnes maximum par cours, sauf les ateliers enfants qui vont jusqu'à 6 participants. Quel luxe par rapport aux cours de cuisine habituels ... En plus, ce jour-là, il n'y avait pas de troisième participant et nous avons donc eu les enseignements et conseils de Cécile rien que pour nous (le Père Noël m'a accompagnée).


Pendant les 4 heures du stage, nous avons pétri notre pâte à croissants à la main (Cécile propose le pétrissage à la main ou à la machine en fonction des stagiaires), l'avons feuilletée et avons façonné croissants et pains au chocolat avant de les mettre au four (et de les goûter aussitôt bien sûr). Nous avons donc acquis de précieux tours de main et appris des tas de choses pratiques, parfois un peu "scientifiques" aussi, sur les spécificités des types de farine, le rôle du gluten, comment s'adapter à la température ambiante, etc.

 

avant-cuisson.JPG

Avant la première levée et la cuisson


Nous sommes repartis certains de savoir nous débrouiller par nous-même une fois seuls devant notre plan de travail car Cécile n'a clairement pas pour objectif d'épater la galerie avec ses recettes et ses techniques mais bien de transmettre son savoir-faire et de rendre ses stagiaires parfaitement autonomes. Le temps est passé à toute allure car il y avait toujours à faire et qu'avec l'enthousiasme et l'énergie de Cécile, on ne s'ennuie pas une minute. Nous avons quand même profité d'une petite pause café pour déguster une délicieuse brioche maison. Il faut l'avouer, nous étions bien fatigués en sortant : nous avons ingurgité beaucoup d'informations en une après-midi et nos biscoteaux ont été sérieusement mis à contribution car le pétrissage à la main, c'est physique (et ça défoule) !

 

Nous sommes donc repartis un peu vannés mais incroyablement détendus (le beurre aurait-il un effet relaxant ??) et surtout ravis, avec une quinzaine de viennoiseries chacun dans notre musette. On en a fait profiter famille et amis pendant le reste du week-end et ils ont fait l'unanimité : ils semblaient tout droit sortis d'une (bonne) boulangerie, avec pour nous la satisfaction supplémentaire du "fait main".

 

 

farandole-de-viennoiseries.JPG

 

 Plusieurs choses sont désormais certaines :


1) Préparer une pâte feuilletée ne demande pas de talents culinaires particuliers. Il faut avoir un peu de temps devant soi (encore plus pour la pâte à croissants qui doit lever) et connaître le tour de main mais ensuite, c'est loin d'être aussi compliqué que ce que j'avais entendu dire (c'était la première fois que je préparais autre chose qu'une pâte brisée ou sablée). Je recommande fortement de voir quelqu'un faire plutôt que d'essayer de se fier aux explications d'un livre ou d'un site Internet qui sont souvent obscures alors que la technique est simple.


2) Nous referons à coup sûr des croissants à la maison très bientôt, au risque de faire râler les voisins (le pétrissage est assez bruyant !) mais une petite distribution de croissants frais devrait les adoucir ...


3) Nous retournerons voir Cécile dès que possible pour d'autres stages, notamment celui des baguettes à l'ancienne et des spécialités vendéennes (dont le préfou, un pain peu levé garni de beurre aillé qui se mange chaud en apéritif). Nous avons passé un super moment avec elle et sa passion pour le pain et la viennoiserie de qualité, bio autant que possible, est communicative. Jetez un oeil à son blog, "les pains de Gatococo", pour vous en convaincre

 

palmier-moelleux.png

Même les restes de croissants peuvent être accommodés ! Cécile a l'idée géniale de rassembler les chutes de pâte en vrac au fond d'un moule à cake, elle saupoudre le tout d'un peu de sucre avant de passer au four. Le résultat : un palmier ultra-moelleux.


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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:06

Aujourd’hui, j’ai l’honneur et l’avantage de partager une recette que mon amoureux a concoctée pour moi un dimanche soir, après un week-end passé chacun de notre côté. Aaahhh, la joie de rentrer à la maison pour retrouver son chéri et y être accueillie par un délicieux fumet (j’espère que je fais des envieuses je donne des idées à certains, là !). Je n’avais plus qu’à me mettre les pieds sous la table et à attendre en trépignant d’impatience le moment de découvrir de quoi le dîner serait fait. La surprise fut divine : l’accord céleri-pomme-miel et l’association avec les noix de Saint-Jacques sont tout simplement parfaits. Avec les aromates pour couronner le tout, ce fut un véritable festival de saveurs ! Et comme nous avions eu quatre (oui je dis bien quatre !) céleris rave d’un coup dans notre panier, il faut bien admettre que nous étions particulièrement contents d’en manger autrement qu’en crudité ou en purée.

 

Difficulté : Facile
Temps de préparation : 30mn

Cette recette est l’adaptation directe de celle que l’on peut trouver au bout de ce lien :
http://www.epicurien.be/blog/recettes/crustaces/poelees-coquilles-noix-saint-jacques-celeri-safran.asp

Ingrédients pour 4 personnes :
16 grosses coquilles Saint-Jacques, ou  600g de pétoncles
300 g de céleri rave (épluché)
1 branche de romarin
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc
1 cuillère à soupe de miel (on a choisi un miel doux rapporté de Ligurie)
1 pointe de safran en poudre ou en pistils
2 belles pommes
20 g de beurre
sel et poivre

Préparation :


Nettoyer et parer les coquilles Saint-Jacques. Nettoyer et couper le céleri rave en petits cubes d’environ 1,5 cm de côté. Idem pour les pommes.
Faire fondre le beurre dans une poêle à feu moyen. Ajouter le vinaigre, le miel, la pomme et le céleri rave, puis le safran. Laisser cuire à feu moyen et à couvert pendant 8 minutes en remuant régulièrement.
Ajouter un peu d’eau, mettre à feu doux et couvrir à nouveau jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé et que le céleri rave se colore du jaune du safran. Assaisonner à votre goût.
Pendant ce temps, dans une autre poêle, faire chauffer une noisette de beurre à feu vif. Cuire les Saint Jacques en les saisissant une minute de chaque côté à feu vif, puis réserver au chaud (par exemple sur le lit de céleri-pommes).
Au moment du service, décorer de quelques feuilles de romarin.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:50

Le chou farci, c'est délicieux et drôlement joli, mais j'imaginais sa préparation bien fastidieuse. Jusqu'à ce que je découvre une vidéo formidable sur Marmiton : on vous explique en moins d'une minute trente comment former de petits choux farcis en deux temps trois mouvements grâce à un ramequin (pas besoin de les ficeler ni quoi que ce soit). Ca change des lasagnes de chou que je faisais souvent jusqu'ici par facilité (et aussi parce que c'est bon !) et ça fait son petit effet, au moins autant que les bricks. 

 

gros-plan-chou-farci.jpg

 

Ingrédients pour 6 petits choux (soit 3 appétits moyens ou deux bons appétits) :

1 chou de Milan (ou pourquoi pas un chou rouge ?)

300 g de viande de boeuf haché

2 carottes

6 champignons

1 oignon

3 ou 4 échalotes

Persil

Coulis de tomates

Lardons

Thym, laurier

Muscade

Sel

 

Pour préparer le chou : ôter les premières feuilles si elles sont abîmées. Placer le chou entier dans un faitout et le recouvrir d'eau bouillante. Faire blanchir 15 minutes. Egoutter et laisser refroidir (le passer sous l'eau froide si besoin).


Pendant la cuisson du chou et son refroidissement, préparer la farce en faisant revenir dans une poêle la viande, les carottes et les champignons coupés en mini-dés, l'oignon et les échalotes émincés, le persil haché grossièrement. Saler et ajouter la muscade.

Une fois le chou refroidi (ou au moins devenu tiède), détacher ses feuilles une à une (deux feuilles par chou farci). Utiliser la technique du ramequin expliquée dans la vidéo pour former les petits farcis que vous placerez dans un plat à four.

Recouvrir le tout de coulis de tomates, ajouter des lardons, du laurier, du thym ou tout autre aromate à votre goût.

Faire cuire au four à 200°C pendant 40 minutes environ. 

 

plat-chou-farci.jpg

 

On peut bien sûr préférer une garniture végétarienne en ajoutant tous les légumes qui nous tombent sous la main et du riz ou de la pomme de terre écrasée. Pour une farce à la viande plus riche, la viande de porc voire la chair à saucisses sont conseillées. Et naturellement, on peut ajouter du fromage râpé pour gratiner !

 


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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 12:00

Dans mon chausson, le matin du 25 décembre, j'ai trouvé un livre de poche au titre irrésistible pour une amapienne grande amatrice de littérature comme moi : "Poète et paysan" de Jean-Louis Fournier. Drôle et tendre, ce petit livre recèle quelques pépites qui ont égayé la semaine que j'ai passée au bureau entre les deux réveillons, pendant que mon petit monde se reposait tranquillement à la maison.

 

Le narrateur nous plonge dans l'univers d'une ferme du Pas-de-Calais dans les années 60. Alors qu'il était étudiant en cinéma, il a tout arrêté pour les beaux yeux de la fille du fermier et découvre une vie rude et pleine de poésie qu'il raconte avec humour et une belle tendresse pour ces paysans, la campagne, sans oublier les génisses !

 

Poète et paysan

 

Bon, si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi les photos qui apparaissent dans le bon sens sur mon ordinateur changent d'orientation quand je les publie sur le blog, je suis preneuse .


Et rien que pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez que le Père Noël m'a aussi apporté un bon-cadeau pour apprendre à faire mes propres croissants ! Rendez-vous est pris le 3 mars en Vendée pour un atelier culinaire qui s'annonce croustillant à souhait.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:02

Commandée il y a un mois, elle est arrivée par la Poste un beau matin de la semaine dernière et pourtant, ce n'était pas encore Noël ! D'un somptueux bleu canard légèrement pailleté, solide et lourde comme il se doit : LA cocotte de mes rêves ! Évidemment, l'envie m'a démangée de l'utiliser aussitôt mais il m'a fallu patienter quatre longues journées avant de trouver le temps et l'occasion idéale pour l'étrenner. Ce fut fait ce dimanche, avec une belle et savoureuse choucroute de la mer !

 

cocotte choucroute mer

 

On m'avait beaucoup vanté cette variante de la choucroute alsacienne. Plus légère (ce qui m'arrange de manière générale et en particulier pour cette fois-ci puisque c'était pour un dîner), elle est incroyablement parfumée et facile à réaliser.

Il y a quelques temps déjà, j'ai trouvé sur mon marché un stand de légumes bio qui propose quelques produits transformés qu'on trouve également dans tous les bons magasins bio (pour ne pas de citer de nom, il s'agit d'une marque allemande bien connue des consommateurs de bio et qui porte le nom de la déesse grecque de l'agriculture). En l'occurrence, j'avais acheté un petit pot de choucroute toute prête, c'est-à-dire de chou saumuré qui peut se manger cru ou cuit. J'en ai consommé une partie en salade mais je tenais à en garder pour préparer la choucroute aux poissons dont ma mère a été la première à me parler il y a déjà plusieurs années.

 

C'est délicieux, léger et très simple à préparer. Et que c'est beau (surtout dans LA cocotte ) !

 

table choucroute mer

 

Les quantités sont à adapter en fonction du nombre de personnes, l'essentiel étant d'avoir trois types de poisson et quelques fruits de mer :

- un peu de beurre

- de l'oignon

- des pommes de terre

- de la choucroute préparée (sinon, faites-la précuire une heure à feu doux dans de l'eau, et égouttez avant de poursuivre selon cette recette)

- un poisson fumé (haddock par exemple)

- un poisson blanc (églefin, cabillaud, merlu)

- un poisson rose (euh, à part le saumon, je ne vois pas, je viens de découvrir l'omble chevalier qu'on trouve désormais dans les magasins de surgelés qui poussent comme des champignons ces dernières années et dont le nom commence par un P !) 

- des moules, ou des crevettes, langoustines, palourdes, ou tout ça pour une choucroute de la mer royale !

- du vin blanc (Muscadet ou vin d'Alsace pas trop doux)

- des graines de coriandre (ou des baies de genièvre pour une touche plus alsacienne)

- du poivre

 

Attention : le chou et le poisson fumé vont saler naturellement le plat donc goûter impérativement avant de décider de resaler ou non.

 

Faire blondir l'oignon dans le beurre, ajouter la choucroute et le vin blanc (environ un verre par personne). Poivrer, parsemer de graines de coriandre. Couvrir, laisser cuire à feu doux pendant trois quarts d'heure environ. Vérifier de temps en temps que cela ne prend pas au fond de votre cocotte/sauteuse/faitout. Si cela attache, ajouter un peu de vin et/ou d'eau.

Pendant que cela mijote, nettoyer les moules et autres fruits de mer et faire cuire à l'eau quelques pommes de terre pelées. Rincer les filets de poisson.

Au bout de trois quarts d'heure environ, ajouter les fruits de mer dans la cocotte et déposer les morceaux de poisson sur le chou. Faire cuire à couvert 15 à 20 minutes. Cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les pommes de terre égouttées.

Certains ajoutent de la crème fraîche au moment de servir mais c'est superflu à mon goût. La sauce est goûteuse et délicate telle quelle.

Un plat à déguster accompagné du vin utilisé pour la cuisson, avec modération bien sûr !

 

Et pour conclure car c'est de saison : bonnes fêtes à tous !

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Published by friedliches Fenouil - dans choux
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