Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 12:00

Dans mon chausson, le matin du 25 décembre, j'ai trouvé un livre de poche au titre irrésistible pour une amapienne grande amatrice de littérature comme moi : "Poète et paysan" de Jean-Louis Fournier. Drôle et tendre, ce petit livre recèle quelques pépites qui ont égayé la semaine que j'ai passée au bureau entre les deux réveillons, pendant que mon petit monde se reposait tranquillement à la maison.

 

Le narrateur nous plonge dans l'univers d'une ferme du Pas-de-Calais dans les années 60. Alors qu'il était étudiant en cinéma, il a tout arrêté pour les beaux yeux de la fille du fermier et découvre une vie rude et pleine de poésie qu'il raconte avec humour et une belle tendresse pour ces paysans, la campagne, sans oublier les génisses !

 

Poète et paysan

 

Bon, si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi les photos qui apparaissent dans le bon sens sur mon ordinateur changent d'orientation quand je les publie sur le blog, je suis preneuse .


Et rien que pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez que le Père Noël m'a aussi apporté un bon-cadeau pour apprendre à faire mes propres croissants ! Rendez-vous est pris le 3 mars en Vendée pour un atelier culinaire qui s'annonce croustillant à souhait.

Par friedliches Fenouil - Publié dans : art et littérature
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 12:02

Commandée il y a un mois, elle est arrivée par la Poste un beau matin de la semaine dernière et pourtant, ce n'était pas encore Noël ! D'un somptueux bleu canard légèrement pailleté, solide et lourde comme il se doit : LA cocotte de mes rêves ! Évidemment, l'envie m'a démangée de l'utiliser aussitôt mais il m'a fallu patienter quatre longues journées avant de trouver le temps et l'occasion idéale pour l'étrenner. Ce fut fait ce dimanche, avec une belle et savoureuse choucroute de la mer !

 

cocotte choucroute mer

 

On m'avait beaucoup vanté cette variante de la choucroute alsacienne. Plus légère (ce qui m'arrange de manière générale et en particulier pour cette fois-ci puisque c'était pour un dîner), elle est incroyablement parfumée et facile à réaliser.

Il y a quelques temps déjà, j'ai trouvé sur mon marché un stand de légumes bio qui propose quelques produits transformés qu'on trouve également dans tous les bons magasins bio (pour ne pas de citer de nom, il s'agit d'une marque allemande bien connue des consommateurs de bio et qui porte le nom de la déesse grecque de l'agriculture). En l'occurrence, j'avais acheté un petit pot de choucroute toute prête, c'est-à-dire de chou saumuré qui peut se manger cru ou cuit. J'en ai consommé une partie en salade mais je tenais à en garder pour préparer la choucroute aux poissons dont ma mère a été la première à me parler il y a déjà plusieurs années.

 

C'est délicieux, léger et très simple à préparer. Et que c'est beau (surtout dans LA cocotte ) !

 

table choucroute mer

 

Les quantités sont à adapter en fonction du nombre de personnes, l'essentiel étant d'avoir trois types de poisson et quelques fruits de mer :

- un peu de beurre

- de l'oignon

- des pommes de terre

- de la choucroute préparée (sinon, faites-la précuire une heure à feu doux dans de l'eau, et égouttez avant de poursuivre selon cette recette)

- un poisson fumé (haddock par exemple)

- un poisson blanc (églefin, cabillaud, merlu)

- un poisson rose (euh, à part le saumon, je ne vois pas...)

- des moules, ou des crevettes, langoustines, palourdes, ou tout ca pour une choucroute de la mer royale !

- du vin blanc (Muscadet ou vin d'Alsace pas trop doux)

- des graines de coriandre (ou des baies de genièvre pour une touche plus alsacienne)

- du poivre

 

Attention : le chou et le poisson fumé vont saler naturellement le plat donc goûter impérativement avant de décider de resaler ou non.

 

Faire blondir l'oignon dans le beurre, ajouter la choucroute et le vin blanc (environ un verre par personne). Poivrer, parsemer de graines de coriandre. Couvrir, laisser cuire à feu doux pendant trois quarts d'heure environ. Vérifier de temps en temps que cela ne prend pas au fond de votre cocotte/sauteuse/faitout. Si cela attache, ajouter un peu de vin et/ou d'eau.

Pendant que cela mijote, nettoyer les moules et autres fruits de mer et faire cuire à l'eau quelques pommes de terre pelées. Rincer les filets de poisson.

Au bout de trois quarts d'heure environ, ajouter les fruits de mer dans la cocotte et déposer les morceaux de poisson sur le chou. Faire cuire à couvert 15 à 20 minutes. Cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les pommes de terre égouttées.

Certains ajoutent de la crème fraîche au moment de servir mais c'est superflu à mon goût. La sauce est goûteuse et délicate telle quelle.

Un plat à déguster accompagné du vin utilisé pour la cuisson, avec modération bien sûr !

 

Et pour conclure car c'est de saison : bonnes fêtes à tous !

Par friedliches Fenouil - Publié dans : recettes légumes blancs
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 15:32

Dans mon ancienne Amap, j'avais déjà eu l'occasion de goûter au pourpier. À mon grand dam (n'ayons pas peur des mots), nous n'en avions eu qu'une ou deux fois, bien trop peu à mon goût car le pourpier avait enchanté mon palais.

 

pourpier.jpg


Imaginez donc ma jubilation (oui, oui, je jubile grâce à des légumes, chacun son truc !) quand j'ai su que nous allions en avoir dans notre prochain panier ! Car dans ma nouvelle Amap, nous sommes prévenus de la composition du panier la veille de la distribution. Pour ceux qui vont au marché le mercredi matin (la distribution a lieu le mercredi soir et les familles étant nombreuses, ce jour-là est souvent réservé aux courses diverses), il faut avouer que c'est pratique. On perd l'effet de surprise mais on gagne en organisation.

Mais je me disperse... Revenons au pourpier, cette délicieuse plante que l'on peut, avec beaucoup de chance, trouver dans certains mescluns. Je me suis amusée à chercher sa définition exacte dans le Robert de la langue française qui nous apprend qu'il s'agit d'une "plante (portulacées) à petites feuilles charnues (comestibles dans une espèce), à fleurs rouges." Dans mon panier, point de fleurs rouges et seulement de délicates feuilles vertes en forme d'as de pique. Je les ai dégustées en salade mais mes recherches sur la Toile (j'aime les légumes oubliés mais aussi les expressions désuètes !) m'ont révélé qu'on peut également le faire cuire et le préparer comme des épinards ou en soupe. Une amapienne m'a confirmé que cette plante était plus courante dans le sud de la France et qu'elle profitait de chacune de ses vacances en Provence pour en faire une petite cure.

Modeste d'apparence et souvent pris pour une mauvaise herbe, le pourpier est un concentré d'antioxydants et un précieux anti-cholestérol que l'on retrouve d'ailleurs dans le fameux régime crétois.

Et ce qui me ravit presque encore davantage que son goût délicieux ou ses atouts nutritionnels, c'est son étymologie ! Toujours selon le Robert, le terme "pourpier",  attesté en 1538, serait une altération de "poulpié", du latin populaire "pulli pes" c'est-à-dire "pied de poulet", un nom qui lui est aujourd'hui encore parfois attribué.

Conclusion : Heureux habitants du sud de la France, cueillez sur le bord des chemins le pourpier qui pousse à l'état naturel ; jardiniers, à vos plantations ; et amis amapiens, encouragez vos producteurs à se lancer dans sa culture ! Bonne dégustation à tous.

Par friedliches Fenouil - Publié dans : le goût, les gumes
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 11:00

En ces temps de crise économique et de pré-campagne électorale, certaines nouvelles passent au second plan alors qu'elles sont extrêmement importantes pour les producteurs soucieux de biodiversité et d'indépendance et bien sûr pour les consomm'acteurs.

 

Je renvoie donc à l'article très clair publié dans Le Monde il y a quelques semaines sur l'interdiction pour les agriculteurs de réutiliser les semences d'une année sur l'autre ou l'obligation de s'acquitter d'une taxe pour en avoir le droit :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html

 

Pour aller au fond du sujet, on trouve également un dossier très intéressant au sujet des semences sur le site de l'association Kokopelli qui oeuvre pour la biodiversité, un engagement qui n'est pas toujours sans risque.

 

La Confédération paysanne appelle, elle, les paysans à désobéir à cette loi dite "des COV" (certificats d'obtention végétale) et invite les citoyens-consomm'acteurs à la rejoindre au cours d'actions de désobéissance au cours des prochaines semaines. À bon entendeur...

Par friedliches Fenouil - Publié dans : l'agriculture
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:30

Parfois, les légumes s'accumulent un peu. Il suffit d'avoir pris plusieurs repas à l'extérieur ou de s'être absenté quelques jours et on est un peu paniqué en voyant tout ce qui reste dans le frigo alors que la distribution suivante approche à grands pas. Et quand les légumes restants sont ces - si délicieux mais parfois un chouïa routiniers - navets, pommes de terre, poireaux etc., je reste alors en panne d'imagination pour accommoder l'un d'eux de manière innovante. Souvent, je finis alors par cuisiner un plat qui mélange plusieurs légumes. Ca me donne l'impression (vraie ou fausse, je ne saurais dire) de gagner du temps et d'avoir fait de la place pour la prochaine livraison !

 

Le couscous est une bonne solution mais sa préparation est un peu longue. J'ai aussi une prédilection pour des "dals" à l'indienne (j'y reviendrai bientôt) mais point trop n'en faut, on pourrait finir par s'en lasser ! Pour changer, je fais donc parfois mijoter les légumes en ratafia. Et dans cet ordre d'idée, j'ai choisi de vous parler aujourd'hui de mon dernier essai de "méli-mélo d'automne", cette fois en gratin et avec des céréales. Voilà un bon petit plat qui réchauffe la cuisine et le corps sans plomber l'estomac pour autant. Ca convient donc très bien pour un soir, avec une petite soupe ou une beau mesclun de roquette, mizuna, pissenlit et autres variétés de salades que nous font découvrir nos paysans. Il ne faut pas lésiner sur l'assaisonnement de ce gratin car les céréales, malgré leur goût de noisette, peuvent s'avérer un peu fades. Soyez généreux sur les épices et les herbes aromatiques ! En plus, elles mettent de la couleur et sont excellentes pour la santé !

 

gratin céréales légumes d'automne

 

Préparation :

Prendre tous les légumes qui vous tombent sous la main et vous font envie. Dans mon cas, il y avait du céleri branche, du poireau, de l'oignon, du céleri rave et quelques carottes. Découper en dés ou lamelles, faire revenir le tout à la sauteuse, ajouter un peu d'eau pour faire cuire les légumes plus rapidement, et relever d'une bonne dose d'épices. Puis plonger un mélange de céréales (le mien associait épeautre, blé, quinoa et sésame) dans de l'eau bouillante et faire cuire un quart d'heure environ.

Pendant que tout cela cuit, battre deux oeufs et ajouter des épices, par exemple un mélange "mexicain", saler et poivrer. Pour un gratin plus fondant, on peut bien sûr allonger cette préparation avec de la crème fraîche ou du fromage frais, éventuellement aux herbes.

Dans un plat à gratin, mélanger les légumes, les céréales et verser l'oeuf battu. Parsemer de fromage râpé (du comté par exemple) et faire gratiner pendant quelques minutes au four.

 

 

 

Par friedlieches Fenouil - Publié dans : recettes légumes verts
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