l'agriculture

Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 14:41



Quand on fait partie d’une Amap et qu’on reçoit un panier de légumes chaque semaine, on consomme beaucoup de végétaux. Et par conséquent, on jette beaucoup d’épluchures. En ville, et particulièrement à Paris, ces déchets de cuisine vont hélas finir dans la poubelle et seront ensuite détruits dans les incinérateurs municipaux. Alors qu’ils contiennent encore plein de richesses qui vont inutilement se perdre ! Tout n’est pas perdu pour les citadins qui ne supportent pas de voir tant d’énergie gaspillée.

Au coin de la rue Fessart et de la rue Clavel, du 19ème arrondissement de Paris, tout près de chez moi, il y a un jardin partagé qui justement recueille les épluchures et autres déchets organiques des riverains, les mercredi et dimanche après-midi, pour enrichir le compost. Les restes carnés ne sont pas acceptés car cela pourrait attirer les animaux, le bac n’étant pas fermé.



Le lombricompsteur

Des habitants du quartier vont encore plus loin dans cette démarche de réutilisation des ordures biologiques. Sur ce jardin partagé, j’ai rencontré deux femmes qui possèdent un lombricomposteur. C’est un composteur d’appartement. L’une l’a placé dans sa cave. L’autre l’avait mis sur son balcon, mais comme il était orienté au sud, ça fermentait. Elle l’a donc apporté au jardin partagé dont elle est membre. Les déchets de cuisine sont décomposés grâce au travail de deux sortes de vers de terre qui vont les digérer pour produire un engrais riche en nutriments pour les plantes et la terre. Le lombricomposteur est rempli régulièrement en matière organique et carbonée (boîte à oeuf), qui se décompose rapidement (moins de trois mois). Chaque jour, on peut récupèrer le jus de compost pour nourrir les plantations.

A noter qu’à 10 minutes à pied de là, l’Amap La cagette de Belleville est en train de mettre en place un compost sur le lieu qui accueille ses distributions, au centre d’animation de la place des fêtes.

Par amap - Publié dans : l'agriculture
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 14:11


Pour avoir beaucoup de belles tomates durant tout l’été, il faut supprimer les gourmands. Pas les mangeurs de tomates, mais ces petites branches « parasites » qui poussent entre la tige principale et les branches secondaires, et qui captent l’énergie de la plante. Si on laisse la nature faire, on n’aura que quelques tomates par pied, et toutes en même temps. Alors que si l'on retire ces pousses, les tomates seront abondantes et arriveront à maturité de manière échelonnée.


Les tomates
Quand les premiers boutons de fleurs de tomates apparaissent, il est temps d'ôter ces petits gourmands. A la main. Et il peut y en avoir plus de six par plant ! Quand on a six cents plants de tomates, ça représente de longues heures de travail à quatre pattes. Mais quand on est nombreux, ça se fait en un rien de temps, quelques heures quand même. Dimanche dernier, nous (des amapiens de la Cagette de Belleville et des Mauvaises herbes de la Butte) étions venus à la ferme de la Bikad participer à un atelier-découverte. Nous avons ainsi pu donner un coup de main à Benoît, le paysan qui fournit ces deux associations en légumes dans le cadre d’une Amap.


Les asperges



A cette occasion, Benoît nous a montré l'état d'avancement de ses cultures. Le jardin paraissait bien hivernal et chauve, comparé aux quatre grandes serres remplies de salades, de radis roses, d’haricots, de carottes et de pommes de terre nouvelles, de petits oignons, de fèves, de pieds de melons, de courgettes, de poivrons et d’aubergines, etc. En plein air, nous avons quand même pu adminer la rhubarbe plantureuse, le fenouil, le chou-rave, les épinards, le brocoli, le thym, l'ache des montagnes, etc. Les asperges étaient superbes (voir la seconde photo), mais les amateurs devront attendre l’an prochain pour les déguster. Benoît nous a expliqué les arcanes de sa culture. On la plante la première année, et on la laisse pousser la deuxième année sans la couper, ce qui permet aux rhizomes de se développer. Et ce n’est que la troisième année qu’on peut cueillir les pousses et ainsi de suite pendant les vingt prochaines années. Il ne nous a pas montré les artichauts. La température est descendue cet hiver à -14, or cette plante ne résiste pas au-delà de - 7. Tant pis, ce sera pour l’année prochaine. Quant au reste du jardin, il est planté de carottes, de betteraves, de panais, de pommes de terre, etc. Mais pour l’instant, tout cela est en gestation.

Reste à attendre le soleil pour qu'il fasse exploser le jardin.

 

Par Champ de roses - Publié dans : l'agriculture
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 15:17
Il y a quelques jours, Matthieu, un membre de mon Amap, a envoyé à tous ses collègues amapiens un courriel nous informant qu'un forum international sur l'accès à la terre se tiendra les 18 et 19 avril 2009 à Montreuil. Le but est d'échanger sur les problèmes rencontrés aussi bien au nord qu'au sud dans ce domaine.

Dans nos contrées, il devient difficile de maintenir une agriculture familiale et proche du consommateur, même si plusieurs initiatives dont les Amap essaient de résister. Les jeunes producteurs ont du mal à s'installer et à trouver des terres, les agricultures des pays de l'est sont en pleine mutation. Dans le sud, on assiste au phénomène de l'acquisition de terres par des investisseurs étrangers (des entreprises ou des pays comme le Koweït ou le Qatar qui louent ou achètent des terres aux Philippines ou Soudan par exemple). On en a beaucoup entendu parler à propos du projet de Daewoo d'acheter des terres à Madagascar pour des cultures destinées à la population sud-coréenne. Ce type d'investissement est très contesté par des ONG comme GRAIN car elles le considèrent comme une atteinte à la souveraineté alimentaire des pays du sud qui attirent les investisseurs. Elles préfèrent d'ailleurs parler d'"accaparement des terres". La question est complexe car ces investissements peuvent aussi aider certaines régions du monde à développer leurs infrastructures et à donner du travail aux paysans locaux. Bref, je n'ai pas d'avis tranché sur la question mais elle est en tout cas intéressante !

L'association Peuples solidaires et la Confédération paysanne organisent un forum international à Montreuil les 18 et 19 avril prochain, c'est-à-dire au lendemain de la journée mondiale des luttes paysannes (17 avril), dans le cadre de la campagne FaimZERO pour permettre aux participants de parler de leur expérience, des problèmes qu'ils rencontrent et de définir des perspectives d'action. Il y aura des partenaires indiens, équatoriens, brésiliens, philippins mais aussi d'Europe de l'est et de France bien sûr. Pour connaître le programme détaillé et s'inscrire : http://www.peuples-solidaires.org/article905.html

Et pour commencer à réfléchir sur les enjeux de l'agriculture et l'agro-alimentaire, je recommande de profiter des rediffusions de documentaires sur le site http://www.arte.tv/fr/70.html
Ces derniers jours, Arte a diffusé plusieurs films, dont "Notre pain quotidien", "La bataille du lait" et "Super size me", sans doute dans le cadre de la semaine du développement durable. Il reste encore quelques jours pour les visionner sur Internet et se dégoûter à vie des fraises espagnoles et des poulets industriels !
Par friedliches Fenouil - Publié dans : l'agriculture
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 12:11
Un courrier paru le 10 mars dernier dans Libération sous le titre "Le bio sous les roues de la Formule 1" m'a fait prendre conscience d'une réalité peu réjouissante : malgré d'apparents progrès dans la prise en compte de la (plus que) nécessaire protection de l'environnement, les pouvoirs publics continuent à prendre des décisions aberrantes ! En l'occurrence, utiliser des terres d'Ile-de-France (à Flins) pour construire un circuit de Formule 1 plutôt que pour permettre à des producteurs bio de s'installer comme cela avait été décidé dans un premier temps.

Je ne suis pas naïve au point de croire que nos dirigeants ont soudain un sens aigu de l'écologie mais là, en bonne Amapienne, consciente des difficultés que rencontrent les producteurs à trouver des terres agricoles en Ile-de-France, il me semble particulièrement inacceptable de décider de construire un circuit automobile avec tous les facteurs polluants que cela suppose (bonjour le bilan carbone et la promotion de la voiture !) et des retombées économiques plus que douteuses... Ce projet de circuit automobile a soudainement privé trois agriculteurs bio (un céréalier et deux maraîchers) de terrains dont ils avaient déjà signé les baux de location. La raison : préemption du département des Yvelines pour le fameux circuit de Formule 1 !



La demande de partenariats du type Amap est en augmentation constante notamment en région parisienne et ça, c'est une vraie bonne nouvelle. Malheureusement, l'accès au foncier est extrêmement cher en Ile-de-France et il est souvent inenvisageable pour un producteur d'acquérir seul des terres, surtout qu'il faut prévoir un temps de conversion des sols au bio. Et sans terres, pas de production. Mais des solutions existent et chacun peut agir à son échelle comme l'explique très bien la coordination Amap Ile-de-France sur son site : http://amap-idf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=541&Itemid=299
Encore faut-il que les collectivités territoriales et l'État choisissent de soutenir une production agricole respectueuse de l'environnement et du consommateur. Et à Flins, ce n'est visiblement pas gagné ! 

Le Collectif Flins sans F1, qui regroupe des associations de riverains et de défense de l'environnement, la coordination Amap Idf, des municipalités etc., s'oppose à ce projet. Pour en savoir plus et soutenir la mobilisation : www.collectif-flinssansf1.org



 
Par friedliches Fenouil - Publié dans : l'agriculture
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 14:04
Eh oui, le printemps est arrivé (même à Paris, les arbres commencent à bourgeonner !) et les Amap de toute la France en profitent pour faire parler d'elles. Le Mouvement interrégional des Amap (MIRAMAP), dont la coordination des Amap d'Ile-de-France a adopté le socle commun, organise du 21 mars au 21 juin le "printemps des Amap".



MIRAMAP est un réseau informel qui permet aux différentes coordinations régionales (Alliance Provence, Alliance Rhône-Alpes, AMAP-IDF etc.) de mutualiser les expériences, les pratiques et de renforcer la cohésion et la visibilité des Amap.

Le but du "printemps des Amap" est de faire connaître les Amap, leur mode de fonctionnement et leurs valeurs mais aussi d'attirer l'attention sur des thématiques essentielles pour le mouvement : foncier agricole, OGM, pesticides, formation des producteurs, sensibilisation des citoyens...

Pendant ce printemps, des Amap de toute la France organiseront des portes ouvertes à la ferme, des fêtes inter-Amap à l'échelle d'un département, des projections-débats. Pour trouver les Amap près de chez vous et pouvoir leur demander leur programme, consultez l'annuaire des Amap en France (elles sont déjà entre 1000 et 1200 sur tout le territoire) : http://alliancepec.free.fr/Webamap/index1.php


Par friedliches Fenouil - Publié dans : l'agriculture
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