Vendredi 13 novembre 2009
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Toutes nos bonnes recettes ne nous font pas perdre de vue l'importance de la lutte pour une agriculture saine, respectueuse
de l'environnement et cohérente pour la société.
Dans le cadre du festival
Alimenterre qui a lieu dans toute la France en ce moment et jusqu'à la fin du mois, le film "La faim du
paysan : une ruine programmée" de Clément Fonquernie et Bruno Portier a particulièrement attiré mon attention. Il sera projeté à Paris le 18 novembre dans le 9e et le XVIIe arrondissement mais
aussi dans plusieurs autres villes. Selon le programme, "à travers le portrait de trois agriculteurs, un Burkinabé, un Américain et un Français, le film montre comment la politique actuelle des
prix agricoles accroît la faim dans le monde sans pour autant permettre aux paysans des pays riches de tirer leur épingle du jeu."
Le film "Bioattitude sans béatitude" d'Olivier Sarrazin évoque quant à lui les agriculteurs et éleveurs bio ou biodynamiques, les réseaux alternatifs de proximité, tous pratiquant des techniques
d’exploitation et de distribution différentes.
Forcément, en tant qu'Amapienne, ces sujets m'intéressent. Si j'ai choisi ce mode de consommation, c'est en
effet parce que je veux de bons légumes de saison dont la culture ne nuise pas à l'environnement et permette à un producteur de vivre décemment. Et éviter les supermarchés est aussi
un vrai plaisir ...
Le festival propose d'autres projections-débats mais aussi des concerts, des animations pour les scolaires, des expositions, des marchés alimentaires pour sensibiliser aux questions agricoles et
environnementales liées à l'alimentation.
On peut retrouver le programme complet à l'adresse http://www.cfsi.asso.fr/pages/com/agenda/AffichageAgenda.aspx?AffichageDirect=1&IdItem=91
Par friedliches Fenouil
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Lundi 14 septembre 2009
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11:35
Prenez un écrivain passionné de cuisine et vous aurez ... un critique gatronomique dans certains cas mais aussi l'auteur d'un livre très drôle sur les affres du "cuisinier domestique
obsessionnel". Julian Barnes est un Anglais fin gourmet qui, à l'approche de la trentaine, a décidé de ne plus se contenter de plats surgelés ou en boîte. Et si vous ricanez doucement à l'idée d'un
Anglais aux fourneaux, Barnes saura vous clouer le bec : "Savez-vous que dans les années 70, il y avait trois restaurants en Provence récompensés de trois étoiles au guide Michelin et aucun à
Londres, tandis que 20 ans plus tard, il n'y en avait plus un seul en Provence mais trois à Londres ?". Les Anglais n'ont donc plus à être complexés. Surtout quand, comme Barnes, ils aiment la
France et sa cuisine (sans parler de sa littérature puisque Barnes s'est notamment rendu célèbre grâce à son roman "Le perroquet de Flaubert").
Mais se mettre aux fourneaux peut s'avérer intimidant voire paralysant et friser l'obsession. Propriétaire d'une collection délirante d'ustensiles et livres de cuisine, Julian Barnes est néanmoins
fidèle à quelques classiques anglo-saxons dont le fameux Vegetable book de Jane Grigson qui a fourni cet hiver une savoureuse recette de panais à ce blog et prône le retour des légumes traditionnels tels que la betterave ou le chou marin.
Pourtant, cela ne l'empêche pas de s'arracher les cheveux face à des recettes trop imprécises : "Quelle est la taille d'"un morceau, le volume d'un "doigt" ? (...) Est-ce qu'une tasse est un terme
générique rudimentaire ou une mesure américaine précise ? Pourquoi recommander d'ajouter un "verre à vin" de quelque liquide quand on trouve des verres à vin de toutes les tailles ?" Obsessionnel
en effet... mais on se reconnaît souvent dans les situations qu'il décrit avec un sens de l'autodérision so british. Malgré les difficultés et le stress de celui qui oeuvre sans commis et
avec un seul four dans sa cuisine (son rêve serait d'en avoir deux !), Julian Barnes ne perd pas son sens de l'humour et décomplexe tous les cuisiniers du quotidien. Son livre m'a par exemple donné
envie d'essayer de préparer des soufflés, ce que je ne me suis encore jamais risquée à faire...
Bref, "un homme dans sa cuisine" est à mon avis un livre salutaire et qui met en appétit. Il mérite de trouver sa place sur toute étagère de livres de recettes aux côtés du fameux "Je sais
cuisiner" de Ginette Mathiot, notre Jane Grigson nationale.
Par friedliches Fenouil
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Vendredi 17 juillet 2009
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11:55
Un peu de détente en ce mois de juillet !
J'ai adoré la parodie de la Guerre des étoiles (Star Wars) rebaptisée "Store wars" ("la guerre des supermarchés") qu'on m'a fait découvrir cet hiver. Au cas où vous n'auriez pas encore eu
l'occasion de rencontrer le concombre Skywalker et la princesse Leila-laitue ou encore le robot Tofu-2D, voici le lien vers une version en VO sous-titrée de ce court-métrage à mourir de rire qui
encourage à consommer des aliments sains pour lutter contre le côté obscur de la force.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/store+wars/video/x3ebfp_store-wars-vostf
Par friedliches Fenouil
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Vendredi 16 janvier 2009
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13:34
Aujourd'hui, c'est le dernier billet de cette série linguistique. J'ai certainement oublié quelques légumes ou
expressions, alors n'hésitez pas à pallier mes lacunes !
Melting-pot
Des radis noirs
Les légumes prennent parfois une valeur financière dans le langage courant. Le radis semble représenter bien peu, puisque « je n’ai pas un radis » laisse entendre qu’on n’a même plus
une pièce en poche pour subvenir à ses besoins. Idem pour les épinards, qui n'auraient de valeur que cuisinés avec du beurre ! Il est vrai qu'ils s'accommodent bien d'une sauce un peu grasse et
que le beurre était à une époque un produit de luxe.
Par ailleurs, on trouve deux explications à l'expression « c'est la fin des haricots » : La première viendrait des jeux de
société où on utilisait les haricots pour miser. Si l'on n'avait plus de haricots, on ne pouvait plus jouer. La deuxième explication concernerait la nourriture. Le haricot étant un légume très
largement cultivé, et donc considéré comme un aliment pour les pauvres, lorsque la réserve de haricots était épuisée, cela signifiait qu'ils n'avaient absolument plus rien à manger.
Quant à l'expression « courir sur le haricot », son origine est incertaine. On sait qu'au 16e siècle, le verbe « courir » de même que « haricoter » au début du XIXe signifiaient « importuner ».
On peut donc supposer que ces deux termes se sont en quelque sorte téléscopés mais cela reste à éclaircir.
Sources :
Le Robert de la langue française
http://expre.fr
http://www.expressio.fr
« Phraséologie potagère: les noms de légumes dans les expressions françaises contemporaines » de J. Amerlynck (éditions Paperback)
Par friedliches Fenouil
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Mercredi 14 janvier 2009
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11:18
Venons-en aujourd'hui aux légumes qui suscitent des larmes...
Le sieur Oignon
L’oignon est assez présent dans la langue française lui aussi, au sens d’ « affaires », dans les expressions « se mêler de ses oignons », « ce n’est pas tes oignons ». Il joue un rôle nettement
plus positif dans « aux petits oignons ». Quant aux « rangs d’oignons », ils n’auraient en réalité rien à voir avec cette plante mais seraient dus à un certain baron d’Oignon. Celui-ci avait pour
mission d'installer seigneurs et députés aux places qui leur étaient assignées en fonction de leur rang lors de rassemblements royaux et il était connu à son époque (sous Henri II, François II,
Charles IX et Henri III) pour exiger d'eux de former des rangs particulièrement serrés, raillés sous le nom de « rangs d’Oignon ». Les siècles passant, on a tout simplement oublié ce pauvre baron
et ajouté un "s" à "Oignon" !
Timidité et sensibilité
Une fleur
d'artichaut
Parfois, ce sont les propriétés des légumes qui leur permettent de passer dans le langage courant. Leur couleur par exemple, comme dans l’expression « être rouge
comme une tomate » (relevée dès 1690) qui a inspiré Maxime Allais, auteur de la définition suivante : « tomate : légume très timide rougit en prenant des formes ». On a aussi
« la tête comme une citrouille » quand on a de nombreux soucis et on peut supposer que c’est la taille et la forme de cette cucurbitacée qui lui a valu cet usage. Enfin, l'expression
avoir « un coeur d'artichaut » vient du proverbe « coeur d'artichaut, une feuille pour tout le monde » (relevé en 1852). Une personne qui tombe facilement amoureuse donnerait
donc son coeur successivement à des personnes différentes, comme l'artichaut dont les feuilles se détachent les unes après les autres.
Sources :
Le Robert de la langue française
http://expre.fr
http://www.expressio.fr
« Phraséologie potagère: les noms de légumes dans les expressions françaises contemporaines » de J. Amerlynck (éditions Paperback)
« Arcimboldo, le banquet littéraire » (Collectif, éditions sVO Art)
Par friedliches Fenouil
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