Jeudi 15 octobre 2009
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Ces deux dernières semaines, Benoît, notre cher producteur de légumes, a été très généreux en navets. Un peu trop à mon goût, qui n’est guère porté vers cette racine. Mais l’occasion fait le
larron et oriente mon inspiration culinaire là où elle n’irait pas naturellement. Grâce à Benoît, je me mets ainsi à apprécier des aliments que j’avais toujours rejetés. A condition de bien les
accommoder. En attendant de préparer les navets à la libanaise (en pickels) et de vous proposer très prochainement la recette que j’ai apprise de Najate, mon amie de Beyrouth, j’ai confectionné
un tajine de poulet aux navets particulièrement parfumé. Ca tombait bien, car la distribution mensuelle de volailles de Jibé avait lieu cette semaine.
Ingrédients
1 poulet
2 gros oignons
500g de navets
1 grosse carotte
5g de gingembre en poudre
5g de cumin
5g de coriandre
Des filaments de safran
Huile d’olive
Bouillon de volaille
Sel poivre
Couper le poulet en 6 morceaux. Les faire revenir dans l’huile chaude. Retirer du feu. Faire revenir les oignons coupés en lamelles. Ajouter les épices. Mélanger. Introduire les morceaux de
poulet. Retourner et verser un grand verre de bouillon ou d’eau. Saler. Cuire à feu doux un quart d’heure couvert. Puis introduire les carottes en rondelles, puis les navets en morceaux. Mettre
le couvercle et cuire encore un quart d’heure. Attention de ne pas trop cuire les navets qui risquent de se disloquer. Poivrer et ajouter éventuellement des feuilles de
coriandre.
Par Champ de roses
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Vendredi 4 septembre 2009
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Encore une recette de pâtisson, me direz-vous ? C’est que ce légume est un peu fade et nécessite d’être accommodé pour le
rendre intéressant. Voici une variante, gustativement inspirée de l’Asie.
Ingrédients
1 gros ou 2 petits pâtissons
1 oignon
1 cm de racine de gingembre
Sauce soja
Huile neutre
Graines de sésame
Sel
Couper en morceaux le pâtisson. Si on veut, on peut conserver la peau qui gardera un peu de fermeté par rapport à la
tendresse de la chair. Faire chauffer l’huile et introduire le gingembre râpé. Après une minute, y ajouter les oignons que l’on fait dorer puis les morceaux de pâtisson. Cuire à feu doux pendant
une dizaine de minutes environ. Tester si c’est cuit. Puis finir en versant une cuillérée à soupe de sauce soja et parsemer de graines de sésame préalablement grillées. C’est simple et très
bon.
Par Champ de roses
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Vendredi 7 août 2009
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Hier, Odile vous expliquait l'origine du mot
"pâtisson", aussi appelé artichaut d'Espagne, artichaut d'Israël, bonnet-de-prêtre, bonnet d'électeur, ou couronne impériale, rien que ça !
Aujourd'hui, après le pâtisson farci, elle nous dévoile deux recettes pour apprécier à sa juste valeur cette cucurbitacée
!
Acte 2 : la poêlée qui se poile
Tactique : On pacse Mr Pâtisson à Mme la Courgette, tous deux détaillés joliment. On sale, poivre, avant de saupoudrer de gingembre en poudre et de graines de cumin. Et on fait cuire à l'étuvée, à
couvert avec un peu d'eau, six gouttes de citron et un rien d'huile d'olive, en veillant à garder les deux légumes un brin croquants à l'arrivée. Garniture smart, va sans dire.
Acte 3 : les chips chipies
Tactique : On pèle le légume, on le tranche en fines lamelles, avec dextérité et un couteau über affûté. Il faut ensuite extraire
délicatement le compartiment central abritant les graines, si vous voyez ce qu'on veut dire. Puis expédier tout ça au four à 100 ° pour une heure, après avoir oint les chips d'un rien
d'huile d'olive, de sel, poivre, paprika et romarin en poudre (ou pas). A l'apéro, ça fait son petit effet. Boum !
Mardi 4 août 2009
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Jean-Baptiste Ruffieux (1648-1694) pratiquait la botanique maraîchère avec ardeur et créativité. Un jour, à force de croiser
les cucurbitacées dans tous les sens, il inventa même un légume. Tout rond, un poil bossu, avec une robe blanche ou jaune. Ruffieux était fier, mais n'ayant aucune imagination autre que potagère,
il ne parvint pas à baptiser sa création. Des jours durant, il se creusa la tête pour lui trouver un nom. En vain. Un soir rentrant chez lui, frustré et las, il fut accueilli froidement par son
épouse Madeleine. «Jean-Baptiste, vous passez bien trop de temps dans votre jardin. Les enfants et moi, nous en pâtissons.» Pâtissons ? Mais c'est bien sûr !
Ne croyez pas un mot du paragraphe qui précède. On a tout inventé. Reste qu'on éprouve une certaine sympathie pour ce légume à la saveur délicate et à la plastique replète. Mais qu'en faire en
cuisine? On vous fait trois propositions : une aujourd'hui (pâtisson farci) et pour les deux autres (poêlée et chips de
pâtisson), il faudra revenir en fin de semaine !
Acte 1er: les ptits farcis chapeautés
Tactique: On tranche le petit chapeau pour évider le légume (à la petite cuillère ou à l'aspirateur à pâtisson, ustensile qu'il reste à inventer). On réserve la pulpe en virant les graines.
Et on va attendrir le pâtisson à vide, au four à 180 ° un bon quart d'heure. Pendant ce temps et dans une poêle, on fait blondir une échalote et une gousse d'ail hachées l'une et l'autre, puis
brunir de la viande tout aussi hachée. On parfume le tout d'une bonne pincée de sel, poivre, kamoun, ras-el-hanout et piment. En fin de cuisson, il s'agira d'ajouter au frichti deux citrons confits
émincés, quelques pignons torréfiés au préalable et la pulpe des pâtissons. On farcit et on enfourne quelques minutes de rab. N'oublions pas de coiffer les coquins de leurs petits chapeaux. Ya
slurp.
A vendredi pour la suite...
Vendredi 31 juillet 2009
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Miam, miam, mon panier contenait samedi dernier des haricots blancs frais. Beaucoup plus digestes et plus rapides à cuire
que leurs camarades secs ou demi-secs, je les adore !
Je les ai préparés à l'orientale selon une recette inspirée de la "loubia".
Ecosser les haricots, les faire cuire dans de l'eau salée de 15 à 20 minutes environ (vérifier la cuisson en goûtant).
Dans une autre casserole, verser un filet d'huile d'olive et faire revenir un petit oignon et une gousse d'ail pressé. Ajouter des tomates épépinées et coupées en petits dés. Saler, poivrer,
parfumer avec du piment, du curcuma, du safran éventuellement, du paprika et de la coriandre fraîche. Faire mijoter une bonne vingtaine de minutes. Ajouter de l'eau si besoin pour que la
préparation n'attache pas.
Lorsque les haricots sont cuits, les mélanger à la sauce tomate et faire revenir encore une dizaine de minutes.
Par friedliches Fenouil
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