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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:32

Dans mon ancienne Amap, j'avais déjà eu l'occasion de goûter au pourpier. À mon grand dam (n'ayons pas peur des mots), nous n'en avions eu qu'une ou deux fois, bien trop peu à mon goût car le pourpier avait enchanté mon palais.

 

pourpier.jpg


Imaginez donc ma jubilation (oui, oui, je jubile grâce à des légumes, chacun son truc !) quand j'ai su que nous allions en avoir dans notre prochain panier ! Car dans ma nouvelle Amap, nous sommes prévenus de la composition du panier la veille de la distribution. Pour ceux qui vont au marché le mercredi matin (la distribution a lieu le mercredi soir et les familles étant nombreuses, ce jour-là est souvent réservé aux courses diverses), il faut avouer que c'est pratique. On perd l'effet de surprise mais on gagne en organisation.

Mais je me disperse... Revenons au pourpier, cette délicieuse plante que l'on peut, avec beaucoup de chance, trouver dans certains mescluns. Je me suis amusée à chercher sa définition exacte dans le Robert de la langue française qui nous apprend qu'il s'agit d'une "plante (portulacées) à petites feuilles charnues (comestibles dans une espèce), à fleurs rouges." Dans mon panier, point de fleurs rouges et seulement de délicates feuilles vertes en forme d'as de pique. Je les ai dégustées en salade mais mes recherches sur la Toile (j'aime les légumes oubliés mais aussi les expressions désuètes !) m'ont révélé qu'on peut également le faire cuire et le préparer comme des épinards ou en soupe. Une amapienne m'a confirmé que cette plante était plus courante dans le sud de la France et qu'elle profitait de chacune de ses vacances en Provence pour en faire une petite cure.

Modeste d'apparence et souvent pris pour une mauvaise herbe, le pourpier est un concentré d'antioxydants et un précieux anti-cholestérol que l'on retrouve d'ailleurs dans le fameux régime crétois.

Et ce qui me ravit presque encore davantage que son goût délicieux ou ses atouts nutritionnels, c'est son étymologie ! Toujours selon le Robert, le terme "pourpier",  attesté en 1538, serait une altération de "poulpié", du latin populaire "pulli pes" c'est-à-dire "pied de poulet", un nom qui lui est aujourd'hui encore parfois attribué.

Conclusion : Heureux habitants du sud de la France, cueillez sur le bord des chemins le pourpier qui pousse à l'état naturel ; jardiniers, à vos plantations ; et amis amapiens, encouragez vos producteurs à se lancer dans sa culture ! Bonne dégustation à tous.

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Published by friedliches Fenouil - dans le goût - les gumes
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:00

En ces temps de crise économique et de pré-campagne électorale, certaines nouvelles passent au second plan alors qu'elles sont extrêmement importantes pour les producteurs soucieux de biodiversité et d'indépendance et bien sûr pour les consomm'acteurs.

 

Je renvoie donc à l'article très clair publié dans Le Monde il y a quelques semaines sur l'interdiction pour les agriculteurs de réutiliser les semences d'une année sur l'autre ou l'obligation de s'acquitter d'une taxe pour en avoir le droit :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html

 

Pour aller au fond du sujet, on trouve également un dossier très intéressant au sujet des semences sur le site de l'association Kokopelli qui oeuvre pour la biodiversité, un engagement qui n'est pas toujours sans risque.

 

La Confédération paysanne appelle, elle, les paysans à désobéir à cette loi dite "des COV" (certificats d'obtention végétale) et invite les citoyens-consomm'acteurs à la rejoindre au cours d'actions de désobéissance au cours des prochaines semaines. À bon entendeur...

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Published by friedliches Fenouil - dans l'agriculture
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:30

Parfois, les légumes s'accumulent un peu. Il suffit d'avoir pris plusieurs repas à l'extérieur ou de s'être absenté quelques jours et on est un peu paniqué en voyant tout ce qui reste dans le frigo alors que la distribution suivante approche à grands pas. Et quand les légumes restants sont ces - si délicieux mais parfois un chouïa routiniers - navets, pommes de terre, poireaux etc., je reste alors en panne d'imagination pour accommoder l'un d'eux de manière innovante. Souvent, je finis alors par cuisiner un plat qui mélange plusieurs légumes. Ca me donne l'impression (vraie ou fausse, je ne saurais dire) de gagner du temps et d'avoir fait de la place pour la prochaine livraison !

 

Le couscous est une bonne solution mais sa préparation est un peu longue. J'ai aussi une prédilection pour des "dals" à l'indienne (j'y reviendrai bientôt) mais point trop n'en faut, on pourrait finir par s'en lasser ! Pour changer, je fais donc parfois mijoter les légumes en ratafia. Et dans cet ordre d'idée, j'ai choisi de vous parler aujourd'hui de mon dernier essai de "méli-mélo d'automne", cette fois en gratin et avec des céréales. Voilà un bon petit plat qui réchauffe la cuisine et le corps sans plomber l'estomac pour autant. Ca convient donc très bien pour un soir, avec une petite soupe ou une beau mesclun de roquette, mizuna, pissenlit et autres variétés de salades que nous font découvrir nos paysans. Il ne faut pas lésiner sur l'assaisonnement de ce gratin car les céréales, malgré leur goût de noisette, peuvent s'avérer un peu fades. Soyez généreux sur les épices et les herbes aromatiques ! En plus, elles mettent de la couleur et sont excellentes pour la santé !

 

gratin céréales légumes d'automne

 

Préparation :

Prendre tous les légumes qui vous tombent sous la main et vous font envie. Dans mon cas, il y avait du céleri branche, du poireau, de l'oignon, du céleri rave et quelques carottes. Découper en dés ou lamelles, faire revenir le tout à la sauteuse, ajouter un peu d'eau pour faire cuire les légumes plus rapidement, et relever d'une bonne dose d'épices. Puis plonger un mélange de céréales (le mien associait épeautre, blé, quinoa et sésame) dans de l'eau bouillante et faire cuire un quart d'heure environ.

Pendant que tout cela cuit, battre deux oeufs et ajouter des épices, par exemple un mélange "mexicain", saler et poivrer. Pour un gratin plus fondant, on peut bien sûr allonger cette préparation avec de la crème fraîche ou du fromage frais, éventuellement aux herbes.

Dans un plat à gratin, mélanger les légumes, les céréales et verser l'oeuf battu. Parsemer de fromage râpé (du comté par exemple) et faire gratiner pendant quelques minutes au four.

 

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:12

Les Amap ont dix ans ! Eh oui, dix ans déjà ! Et elles comptent désormais officiellement 200 000 adhérents (source : n° 23 du magazine Neoplanet) !

 

Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, le MIRAMAP, le Mouvement interrégional des Amap, organise la 2e rencontre nationale des Amap. Elle aura lieu les 3 et 4 décembre à Avignon et réunira producteurs, consomm'acteurs et partenaires du réseau.  

Comme l'annonce l'encart publié sur le site du MIRAMAP, ce week-end d'ateliers et de débats permettra de réfléchir aux enjeux suivants :

  • Avoir une vision prospective partagée : 10 ans d'AMAP, et après, comment continuer ensemble ?
  • Consolider MIRAMAP, par la participation active des nombreux acteurs régionaux à son fonctionnement.
  • Définir la façon dont nous pouvons collectivement garantir l’éthique des AMAP à travers le partage de la charte des AMAP et de la marque
  • Débattre des axes prioritaires du mouvement des AMAP
  • Permettre des échanges d’expériences : c’est un moment de rencontre qui sera convivial et la rencontre doit permettre aux participants de partager toute la richesse et la diversité des initiatives AMAP présentes partout en France.
  • Clarifier le rôle respectif des différentes organisations : AMAP, réseaux formels et informels, MIRAMAP

Sur le site du MIRAMAP, on trouve également le programme complet de ces deux journées ainsi que le formulaire d'inscription.

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 15:15

Pour des raisons diverses et variées, ma co-blogueuse et moi-même avions mis notre blog en veilleuse ces derniers mois. Depuis peu, j'ai publié quelques nouveaux billets et je compte bien continuer sur ma lancée, même si je ne garantis pas de régularité. Pleine d'enthousiasme et surtout plus disponible pour réactiver réellement notre "bébé", je viens de consulter notre messagerie pour la première fois depuis le début de l'année. Aie, aie, aie, les messages s'étaient bien sûr accumulés et nous avions laissé nos sympathiques lecteurs sans réponse ! Je m'excuse donc auprès de tous ceux qui nous ont contactées et qui avaient sans doute abandonné l'espoir d'avoir un jour de nos nouvelles.  Le mal est désormais réparé !

 

Cela dit, beaucoup se sont en réalité trompé de destinataire puisqu'ils nous ont écrit pour s'inscrire dans notre Amap... or ce blog n'est pas le canal officiel d'une Amap ! Il est simplement né de l'envie personnelle de deux amapiennes (en fait, trois au départ mais notre 3e comparse s'est rapidement détachée du projet) de partager leur enthousiasme pour le projet amapien et pour les bons légumes. Mais nous ne représentons pas une Amap en particulier même si nous avons toutes les deux commencé au sein de la même association parisienne. Pour ma part, je n'en suis d'ailleurs plus adhérente et je suis à présent inscrite dans une nouvelle Amap proche de mon nouveau domicile, dans les Yvelines. Ca ne m'empêche pas de continuer à publier ici car je tiens à "faire grandir le bébé" !

 

Si vous vivez à Paris et voulez devenir Amapien, il faut donc consulter l'annuaire de la coordination des Amap d'Ile-de-France à cette adresse : http://www.amap-idf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=342&Itemid=350 puis contacter les responsables de l'Amap qui vous intéresse.

 

Les principes de fonctionnement de l'Amap que nous indiquions à la création de ce blog sont ceux qui valaient en 2008 pour notre Amap. Ils ont partie changé, avec la possibilité de devenir "intermittent du panier" par exemple. Mais chaque Amap a ses règles. À Graines d'avenir par exemple, les paniers sont préparés par les responsables de la distribution du jour avant l'arrivée des autres adhérents. Pas besoin de peser soi-même ses légumes toutes les semaines. C'est aussi la mairie qui prête un local mais à condition de participer à la vie de la ville par des animations. Pour d'autres Amap (plutôt en milieu rural), les distributions se font à tour de rôle chez les adhérents. Bref, l'organisation peut être très variable et la composition des paniers aussi, en fonction de l'expérience et de la curiosité du producteur mais aussi des conditions climatiques auxquelles est soumise son exploitation. Un conseil : rendez visite à l'Amap qui vous intéresse lors d'une distribution. Vous verrez comment les choses se passent, quels produits sont disponibles et vous pourrez poser toutes les questions qui vous démangent !

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Published by Friedliches Fenouil
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:30

Face à une double dose de chou vert (eh oui, récupérer le panier d’amapiens en vacances exige une plus grande créativité !), je me suis mise en quête de nouvelles recettes pour ce beau légume trop souvent décrié. Pour changer du pot-au-feu, du chou farci, de la tartine de mon enfance ou des lasagnes de chou vert, j’ai opté pour des bricks avec du poulet. J’avais oublié à quel point il est facile de préparer des aumônières et que ça pouvait être léger si on ne les faisait pas frire contrairement aux bricks à l’œuf.  

 

chou-vert-2.jpg

 

La préparation est assez rapide et le résultat a dépassé mes espérances, notamment pour la présentation. Malheureusement, j’ai complètement oublié de faire une photo avant la dégustation donc il faudra te contenter, cher lecteur, de me croire sur parole !


Ingrédients pour 2 ou 3 personnes :

200 g de blanc de poulet
½ chou vert (petit)
1 bel oignon
sel
curry
gingembre
une cuillérée à soupe d’huile
10 feuilles de brick

 

Préparation :

Dans une sauteuse, faire revenir l’oignon émincé très fin dans une cuillérée à soupe d’huile. Ajouter le chou vert, lui aussi coupé très fin ou même haché. Ajouter un peu d’eau et laisser mijoter. Saler, ajouter du gingembre et du curry à votre goût. Si nécessaire, ajouter encore un peu d'eau ou de bouillon de légumes ou de volaille. Pendant la cuisson du chou, découper le poulet en petits dés.
Dès que le chou semble suffisament cuit,ajouter les dés de poulet dans la sauteuse.
Préchauffer le four en position gril. Préparer une grille sur laquelle on placera du papier cuisson.
Lorsque le chou et le poulet sont cuits (le chou peut être encore un peu croquant), il est temps de se lancer dans la garniture des bricks.

 

Placer deux feuilles de brick l'une sur l'autre mais sans les superposer complètement. Une petite partie de chacune des feuilles doit dépasser un peu sur le côté. C’est donc au centre qu’il y a une double épaisseur et c’est là qu’on déposera la garniture en veillant à mettre le moins de bouillon possible (s’il ne s’est pas complètement évaporé à la cuisson). Rouler grossièrement et fermer les bricks en repliant les extrémités sous le rouleau. Déposer chaque rouleau sur la grille en plaçant les parties pliées sous le rouleau, ce qui permettra de les maintenir en place. Lorsque tous les rouleaux sont prêts, enfourner cinq à dix minutes dans la partie haute du four jusqu’à ce que les bricks soient dorés. Pas besoin d’enduire d’œuf ou d’huile, le four devrait suffire pour leur donner une belle couleur en plus d’un joli craquant.
Servir avec une salade verte agrémentée de cerneaux de noix.

Une prochaine fois, je pense que j’essaierai cette même recette en la parfumant plutôt à la graine de coriandre et pourquoi pas en remplaçant le poulet par du poisson. 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 16:25

Le retour du froid et l'arrivée d'un petit virus mais aussi la découverte d'un livre de recettes scandinaves m'ont poussée ce week-end à préparer la première soupe de l'automne.

 

soupe poireaux Trina

 

Eh oui, petit vent frais, gorge douloureuse et premiers poireaux de l'Amap de la saison dans le frigo, je n'avais que de bonnes raisons de tester les recettes tirées de "La cuisine scandinave de Trina" (éditions Solar) qui ont toutes l'air plus délicieux les unes que les autres. Elles ont aussi le mérite d'utiliser de manière inhabituelle les légumes oubliés que nous trouvons souvent dans nos paniers : choux, topinambours, scorsonères, betteraves etc. Les recettes sont légères et proposent de nombreuses alternatives végétariennes riches en protéines. N'oublions pas les photos, superbes !

 

Bref, cette fois-ci, j'ai préparé une soupe de poireaux prête en un clin d'oeil : 20 minutes chrono, grâce à ma bouilloire où j'ai préchauffé l'eau pour le bouillon (je privilégie la cuisson électrique de l'eau depuis que mon fournisseur d'électricité est Enercoop !).

 

Pour 4 personnes :

 

1 cuillère à soupe d'huile de colza

1 échalote

2 gousses d'ail

4 ou 5 gousses de cardamome ou une cuillère à café de cardamome moulue

4 ou 5 feuilles de laurier

500g de poireaux

1,5 l de bouillon de légumes

Pain aux céréales (Trina propose sa recette avec du pain de seigle mais j'ai utilisé le pain aux graines de courge que j'avais à la maison, c'était très bon aussi)

Sel, poivre

 

Faire revenir l'échalote, la cardadome et l'ail dans l'huile. Ajouter le poireau (le blanc et le vert, on ne gaspille rien !) détaillé en rondelles. Faire revenir une ou deux minutes puis ajouter le bouillon de légumes, le laurier. Porter à ébullition puis laisser mijoter un quart d'heure.

Faire griller des tranches de pain de seigle, intégral ou aux graines, les détailler en dés pour les utiliser comme des croûtons.

Saler et poivrer dans l'assiette, ajouter les croûtons.

 

Pour mon amoureux, moins adepte des soupes "natures" que moi, j'ai fait revenir quelques rondelles de chorizo (sans matière grasse bien sûr, le chorizo en dégage suffisamment) et un petit reste de pommes de terre qui avait déjà été cuites à la vapeur que j'ai coupées en dés. J'ai ajouté le tout à la soupe au moment de servir. Et il s'est régalé, tout comme moi avec la version légère !

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Published by friedliches Fenouil - dans poireau
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:35

Lors de la dernière distribution, nous avions à nouveau des radis : des noirs et des roses. Sans oublier des navets. En attendant (avec impatience !) les légumes de printemps, on a envie de varier la préparation des légumes d'hiver.

Voici donc la recette dont Charlotte a parlé samedi dernier à deux autres amapiennes qui ne savaient plus quoi faire de leurs radis noirs. Elle l'a elle-même testée. Son verdict est "c'est facile et très bon" et elle a bien voulu en faire profiter ce blog. 

 

Ingrédients :

• 500 g de navets

• 1 botte de radis roses ou des radis noirs

• 100 g de beurre

• 100 g de miel

• 3 cuillerées à soupe de vinaigre

• sel et poivre

 

Préparation :

Dans une sauteuse, faire revenir dans le beurre navets et radis coupés en morceaux. Ajouter le miel et mouiller avec le vinaigre. Saler, poivrer et laisser cuire doucement en retournant les légumes délicatement jusqu'à ce qu'ils soient confits. C'est tout !

 

Et si on n'a pas de navets, ça marche juste avec les radis, bien sûr !

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:41

Ce n'est pas une légende, les pommes de terre sont bien les reines de la gastronomie d'Europe de l'est. J'ai pu le constater entre autres grâce aux Slovaques et à la Tchèque que j'ai rencontrées pendant un chantier de bénévoles dans une ferme bio de Belgique. Les Slovaques nous ont préparé des quenelles de pommes de terre au pavot et la Tchèque des galettes selon une recette qu'elle tient de sa grand-mère. Mais évidemment, ces recettes sont communes aux deux pays puisqu'il n'en formait qu'un il n'y a pas si longtemps.

Samedi dernier, nous avons eu une double quantité de légumes car il y aura suspension des distributions pendant les fêtes pour que notre cher fermier puisse lui aussi prendre un peu de vacances. Certains légumes se sont aussi "mis en grève" : le sol gelé empêche de récolter les poireaux par exemple.

Et donc, la livraison a été généreuse en pommes de terre (3 kg !) et je suis bien contente d'avoir ces différentes recettes à réaliser pour les consommer sans m'en lasser.

 

pdt.jpg

 

Ingrédients :

750g de pommes de terre
150g de farine
50g de fromage râpé (gruyère ou autre)
3-4 gousses d'ail
De la marjolaine (très utilisée dans la cuisine des pays de l'Est, on la connaît assez peu chez nous mais on peut la remplacer par de l'origan)
1 oeuf

Du sel

De l'huile pour la cuisson

Faire cuire les pommes de terre à l'eau et les laisser refroidir. Puis, les râper, ajouter le sel et la marjolaine, l'oeuf battu, le fromage râpé, l'ail préalablement écrasé et la farine. Mélanger le tout. Diviser la pâte obtenue en petites boules qu'il faut ensuite aplatir pour former de petites galettes d'un bon cm d'épaisseur et de 5-6 cm de diamètre. Ajouter de la farine si les galettes sont trop collantes.

Faire chauffer l'huile dans une poêle et faire frire les galettes.

On peut servir avec tout ce qui nous fait envie. Personnellement, j'aime beaucoup déguster ces galettes avec une petite sauce fromage blanc-fines herbes et une salade de chou rouge, pommes et noix. 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 15:50

Parmi les légumineuses que j'apprécie particulièrement, il y a la lentille. Verte, corail, blonde, rouge ou rosée de Champagne, je la trouve délicieuse. Comme elle est riche en protéines végétales, elle constitue un bon substitut à la viande, à condition de l'associer à un féculent qui lui apportera de précieux acides aminés complémentaires. Dans ma recette, il n'y a certes pas de féculent mais rien ne vous empêche de l'accompagner d'un bon pain aux céréales.

 

J'ai tiré cette recette du livre "Légumes" de Guy Martin, une vraie mine pour cuisiner les légumes rares et moins rares de manière originale sans avoir besoin d'être un grand chef.

 

salade lentilles  

 

Ingrédients :

- lentilles vertes (environ 50g par personne)

- bouquet garni

- une carotte

- pommes Grany Smith (une par personne)

- échalotes

- faisselle

- persil

- sel, poivre

 

Faire cuire les lentilles dans trois fois leur volume d'eau légèrement salée avec le bouquet garni et la carotte découpée en petits morceaux. Compter 25-30 minutes de cuisson ou 7 à 10 minutes à l'autocuiseur. Egoutter et laisser refroidir (passer sous l'eau froide pour accélérer l'opération si besoin).

Emincer l'échalote, hacher le persil et mélanger avec la faisselle. Saler et poivrer.

Découper les pommes en lamelles ou en gros cubes, comme vous le souhaitez. Mélanger la sauce à base de faisselle aux lentilles. Servir dans l'assiette et entourer de lamelles de pommes, comme sur la photo ci-dessus, ou présenter comme le suggère Guy Martin : en servant les lentilles dans les pommes étêtées et évidées.

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