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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:09

Si la première Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) a été créée en France en 2001, c’est dans les années 60 que le concept a émergé… au Japon, à l’initiative de mères de famille. A une époque en pleine expansion économique, ces femmes s’inquiètent de l’industrialisation de l’agriculture et des pollutions au mercure de produits de consommation courante. Elles décident alors de mettre en place un partenariat, une Teikei, entre consommateurs et producteurs pour les produits laitiers, dans un premier temps. Les membres s’engagent à acheter la récolte d’un paysan, à condition qu’il n’utilise pas la chimie dans sa production. En 1971, les Teikeis s’organisent au sein de l’Association japonaise de l’agriculture biologique et fonctionnent suivant dix principes inscrits dans une charte. Ainsi sont nées les bases de l’Amap que nous connaissons aujourd’hui.

A la même époque et de façon parallèle, un tel concept se développe aussi en Europe, plus exactement en Suisse et en Allemagne. Il essaimera aux Etats-Unis, sous le nom de Communauty Supported Agriculture (CSA) dans le milieu des années 80 seulement. Et c’est par cette voie qu’il sera introduit en France par Denise et Daniel Vuillon, un couple de maraîchers des environs de Toulon, qui l’a découvert à Manhattan où des New-Yorkais venaient chercher leur panier. Mise en œuvre dans leur exploitation en 2001, cette expérience leur a permis de maintenir leur activité dans une région qui a perdu 15 000 exploitations agricoles en 5 ans.

Ce modèle a aujourd’hui fait des petits. En France, on compte plus de 800 Amap. Et il séduit un nombre croissant de personnes. Toutefois, les Amap ne sont pas toujours assez nombreuses pour accueillir tous les consommateurs désireux de prendre part à un tel partenariat. Particulièrement en région parisienne où il est difficile de trouver des paysans prêts pour l’aventure.
Aux Etats-Unis et au Canada, on compterait près de 1 700 CSA et 1 000 en Grande-Bretagne. Au Portugal, la formule se développe également sous le nom de Reciproco. Au Japon,, les Teikeis existent toujours, mais elles ont tendance aujourd’hui a fonctionné sous forme de coopératives de consommation, en raison de la forte urbanisation du pays.

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Published by amap - dans l'Amap
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